Sürkrüt

Blog de l’atelier de Communication graphique de la HEAR

Conférence “Prototypo, aboutissement d’un projet de diplôme”


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Prototypo est une web-app qui permet d’accélérer la création d’une police de caractères, d’esquisser des idées, d’expérimenter des formes typographiques.

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Débuté en 2009 dans le cadre d’un DNSEP au sein de l’atelier de Communication graphique de la HEAR, c’est aujourd’hui un projet concret qui anime deux personnes à plein temps, Louis-Rémi Babé et Yannick Mathey, développeur et designer.


Conférence de Yannick Matthey
“Prototypo, aboutissement d’un projet de diplôme”

Jeudi 16 avril 2015, 18 heures
Auditorium de la Hear (Strasbourg)

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Critical – political – Hans-Rudolf Lutz (1939 – 1998), Swiss Typographer, Author, Designer, Publisher, Collector, Visual Director, Teacher


Conférence (en anglais) de Tania Prill et Sebastian Cremers

Affiche de Kenza Boukeroui et Josué Graesslin, atelier de Communication graphique de la Hear.

Affiche de Kenza Boukeroui et Josué Graesslin, atelier de Communication graphique de la Hear.

Hans-Rudolf Lutz a été formé à Bâle par Emil Ruder et Robert Büchler. Il a publié, écrit, illustré et produit des livres sur l’art et le langage de la communication visuelle. Son travail a influencé la manière dont le graphisme et la typographie réagissent en fonction des changements culturels et sociaux. Sebastian Cremers et Tania Prill présenteront une sélection de son travail, ainsi que leur réédition de la publication The Miami Herald et leur dernier livre 336 pages 336 books.

Hans-Rudolf Lutz, vers 1965.

Hans-Rudolf Lutz, vers 1965.

Détail du livre de Hans-Rudolf Lutz "Die Hieroglyphen von heute", 1990

Détail du livre de Hans-Rudolf Lutz « Die Hieroglyphen von heute », 1990

Tania Prill a fondé en 2010 avec Alberto Vieceli le studio de design graphique Prill & Vieceli (aujourd’hui Prill Vieceli Cremers). Son travail a notamment été récompensé par le Prix Jan Tschichold, et au Concours suisse de design. Tania Prill enseigne le graphisme depuis 1996 dans différentes écoles en Suisse et à l’étranger. Elle est professeur de typographie à l’université d’art et de design de Brême et y dirige avec Samuel Nyholm le master ”From Aleph to Eternity“. Elle a été mariée à Hans-Rudolh Lutz, dont elle gère le fonds et les archives.

Sebastian Cremers a étudié le design graphique à la Rietveld Academie et enseigne à Zurich et à l’étranger. Associé du studio Prill Vieceli Cremers depuis 2010, il a fondé en 2012 la plateforme éditoriale “every edition“.

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Hans-Rudolf Lutz studied in Basel under Emil Ruder and Robert Büchler. He edited, wrote, illustrated and produced books about visual communication art and language. His body of work influenced the awareness how typography and communication design react upon social and cultural changes. Besides a selection of his work, Sebastian Cremers and Tania Prill are going to present their reissue of the publication The Miami Herald and their latest book 336 pages 336 books.

In 2010 Tania Prill founded the Swiss design studio Prill & Vieceli (now: Prill Vieceli Cremers) together with Alberto Vieceli. Her works have been awarded with the Jan Tschichold Preis and the Swiss Design Award amongst others. Since 1996 Tania Prill teaches communication design at universities in Switzerland and abroad. She is professor of typography at the University of Arts and Design Bremen and runs the MA-Studio ”From Aleph to Eternity“ together with Samuel Nyholm. She was married to Hans-Rudolf Lutz and takes care of his estate.

Sebastian Cremers studied design at the Rietveld Academie and teaches communication design in Zurich and abroad. Since 2010 partner of the Swiss design studio Prill Vieceli Cremers. 2012 he founded the publishing platform “every edition“.


“critical – political – Hans-Rudolf Lutz (1939 – 1998), Swiss Typographer, Author, Designer, Publisher, Collector, Visual Director, Teacher.” Jeudi 26 mars 2015, 18 heures, auditorium de la Hear (Strasbourg)

PrillViceliCremers
Verlag Hans-Rudolf Lutz
everyedition

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Ed Van der Elsken “imprimés” : les livres du photographe exposés


De notre envoyé spécial à Cherbourg-Octeville (Manche).

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Quoi de plus naturel que de présenter dans un centre d’art dédié à la photographie et qui est tout autant lieu d’exposition qu’éditeur de livres de photographie (ce qui fait la singularité du Point du Jour), une exposition de livres de photographie ? Bien que l’exercice n’aille  pas de soi, c’est ce que nous proposent à travers le travail exemplaire du photographe néerlandais Ed van der Elsken (1925-1990) un groupe d’étudiants en design graphique de l’école d’art de Rennes (EESAB), encadrés par les enseignants George Dupin et Kévin Donnot.

Le résultat, magnifiquement réalisé, est le fruit d’une collaboration entre les étudiants, les enseignants qui ont accompagné le projet et proposé le matériau de l’exposition, et le centre d’art. George Dupin, lui-même photographe et artiste (et – autant le préciser – ancien collègue), a confié aux étudiants les quelques soixante-dix ouvrages issus de sa propre collection et accepté de laisser les étudiants les manipuler (et donc les maltraiter !) pour les étudier, tout au long de leurs recherches, avec l’idée que les livres – de véritables trésors et références historiques en ce qui concerne ceux de Van der Elsken – ne sont pas destinés à mourir dans une bibliothèque, mais doivent être partagés.

Après une première exposition à Rennes et durant trois workshops qui se sont déroulés in situ, les étudiants ont élaboré différentes stratégies de monstration des ouvrages, en dialogue avec les responsables du lieu qui ont accepté de se prêter au jeu. Un jeu qui permet de questionner – en écho avec l’activité même du centre d’art/éditeur –, la nature et la place du livre dans le travail d’un photographe tout en montrant le travail photographique lui même. Car en ce qui concerne celui de Van der Elsken, il est admirable aussi bien d’un point de vue photographique que de celui de la conception des livres, et il serait donc réducteur de n’en présenter que l’un des deux aspects. Et, plus généralement, comment montrer des livres, les exposer, les partager ? On le sait, présenter des livres dans une exposition est un exercice difficile, voire contradictoire avec la nature d’un objet destiné à la consultation individuelle, et souvent frustrant, auquel beaucoup s’essayent, en particulier ces dernières années. Y parvenir, comme ont su le faire les étudiants de Rennes, sans trahir le contenu même des ouvrages est une véritable réussite.

Pour chaque livre un dispositif singulier a été pensé par les étudiants, et chaque livre est systématiquement montré de plusieurs manières (à travers un exemplaire du livre, une réédition, les pages accrochées au mur, filmées en vidéo, photographiées…). Différentes éditions du même livre sont présentées, notamment sur le mur d’ouverture sur lequel sont accrochées des boîtes en Plexiglas contenant les sept ouvrages que l’on retrouve au fil de l’exposition, au milieu d’un immense montage photographique qui reproduit en trompe l’œil des double pages d’autres livres du photographe.

Plusieurs ouvrages ont  été démantibulés, découpés, et les pages accrochées directement au mur, ce qui permet de rendre les livres accessibles et de comprendre comment ils ont été conçus et fabriqués, leur structure, mais aussi d’apprécier réellement la qualité de l’impression (le plus souvent en héliogravure, procédé de prédilection pour les livres de photographie à l’époque, qui produit des noirs charbonneux particulièrement profonds), la qualité du papier, le format, etc…  Altérer un livre de cette manière, irréversible, peut sembler surprenant au premier abord de la part d’amateurs de livres, mais il ne faut pas oublier qu’un livre n’est pas un objet unique, irremplaçable, et que ce procédé d’accrochage permet de les rendre accessibles aux visiteurs de l’exposition et donc de diffuser le travail du photographe auprès d’un plus grand nombre grâce à des ouvrages qui autrement resteraient parmi d’autres livres sur une étagère sans nécessairement être consultés.

La photographie de (et par) Van der Elsken qui a servi pour l’affiche et le carton d’invitation, et que l’on retrouve dans l’exposition sous forme d’agrandissement géant, lui sert d’introduction : c’est un autoportrait dans lequel le photographe pose dans un coin de l’image, devant les portraits photographiques constituant le « chemin de fer » de l’un de ses ouvrages (Love on the Left Bank), ce qui permet d’apercevoir la manière dont il travaillait à ses livres. Bagara a été démonté et exposé au mur cahier par cahier et la couverture, ainsi que la jaquette sont également exposés recto et verso (il a fallu pour chacun des livres découpés en démonter deux exemplaires), ce qui permet même de voir, (chose rare !), l’intérieur du dos. Jazz est déroulé sous forme d’un clavier de piano composé de reproductions, placé sous des tirages encadrés de photographies issues du livre, « habillées » de fragments d’une conversation travaillés typographiquement. Une « table » présente, face a un mur d’images et de pages découpées, une vidéo sur un écran horizontal montrant des mains manipulant et comparant les photographies contenues dans Hallo aux mêmes images trouvées dans d’autres publications. Cela questionne la nature matricielle de l’image photographique, et sa capacité à changer de formats et de supports, capacitée décuplée lorsqu’elle est imprimée.

Sans rentrer dans le détail de chaque dispositif, la présentation de chacun des sept livres sélectionnés parmi les presque quatre-vingt que le photographe a produits a fait l’objet d’une réflexion particulière, en fonction de son contenu, de son format, de son mode de fabrication et des éléments documentaires disponibles. On notera aussi une véritable volonté didactique, notamment en rendant systématiquement accessibles sous formes de facsimilés, les textes des ouvrages.

Le livre est pour beaucoup de photographes, et bien plus que l’exposition, le médium de prédilection pour montrer leurs images et les monter en séquences. Il est souvent une finalité. La prouesse ici était de transcrire, à travers le médium de l’exposition justement, le travail éditorial de Van der Elsken, sans pour autant mettre sur un second plan les images, car c’est tout de même le travail du photographe, dans cette forme particulière, qui en est l’objet. Le contexte pédagogique et la manière dont le processus de conception de l’exposition s’est déroulé à certainement permis d’envisager l’exposition comme un expérimentation – loin de réponses attendues – que l’on voit rarement aussi aboutis dans des institutions.

Étudiants : Axel Benassis, Chloé Bernhardt, Justin Bihan, Mélissa Brion, Cyril Cosquer, Alice Dhinaut, Marie Hume, Azur Lucas, Marie Remize et Manon Riet.

Ed van der Elsken, imprimés
Exposition du  2 novembre 2014 au 1er février 2015
Le Point du Jour
109, avenue de Paris
50100 Cherbourg-Octeville
Mercredi, jeudi et vendredi, de 14h à 18h
Samedi et dimanche, de 14h à 19h

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Marabout visuel


Pour la rentrée, un marabout visuel avec les étudiants de troisième année : 3 minutes pour trouver une image en écho à l’image précédente.

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31 janvier 2014, Temps réel (fin)


« 31 janvier 2014, temps réel » était le sujet à traiter en temps réel durant trois heures sur le blog par les étudiants d’année 3 Communication graphique.

Il est 17 heures, c’est fini, les résultats ci-dessous. (Mots-clefs : 31 janvier 2014, temps réel)

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