Sürkrüt

Blog de l’atelier de Communication graphique de la HEAR

31 janvier 2014, Temps réel (fin)


« 31 janvier 2014, temps réel » était le sujet à traiter en temps réel durant trois heures sur le blog par les étudiants d’année 3 Communication graphique.

Il est 17 heures, c’est fini, les résultats ci-dessous. (Mots-clefs : 31 janvier 2014, temps réel)

Catégorie: Laboratoire | Laisser un commentaire


31 janvier 2014, temps réel


IMG_4770

Catégorie: Expériences, Laboratoire | Laisser un commentaire


31 janvier 2014, temps réel


« 31 janvier 2014, temps réel » est le sujet à traiter en temps réel sur le blog par les étudiants d’année 3 Communication graphique.

C’est parti…

Catégorie: Laboratoire | Laisser un commentaire


Paris Photo 2013


Le 14 novembre dernier, tous les élèves de la section Communication Graphique de la HEAR se sont donné rendez-vous à Paris à l’occasion de la semaine de la photo. Entre Paris Photo, FotoFever et Offprint, nous donnons à voir une sélection de photographies ou d’éditions qui nous ont marqués lors de ce week-end.

Valie Export, “Auflegung”, Autriche 1972.
Tirage argentique vintage, signé, daté, titré et tamponné par le photographe, 24000 €.

Voila la preuve que le “planking” existait déja bien avant qu’il devienne populaire !

http://www.planking.me

Richard Horvath

 

Photographie lambda print 37,5 x 50 cm (15 x 19,7 inch) Edition 8 + 2AP

Joakim Eneroth, “Swedish Red”, 2010.
Photographie lambda print, 37,5 x 50 cm, édition 8 + 2AP.

Benjamin Riollet

 

Silvermine, Thomas Sauvin

Thomas Sauvin, “Silvermine”.
Publié en édition limitée à 200 exemplaires par Archive of Modern Conflict (Londres), prix du livre Paris Photo !

Djelissa Latini

 

Janice Guy, Untitled, 1977. Paris Photo, 14 novembre 2013, Yancey Richardson Gallery (New York). À Paris-Photo on pouvait voir de nombreux visiteurs prendre en photo des photos (et réciproquement…).
Janice Guy, Untitled, 1977.Yancey Richardson Gallery, New York.

À Paris-Photo on pouvait voir de nombreux visiteurs prendre en photo des photos (et réciproquement…).

Jérôme Saint-Loubert Bié

 

Untitled Crowd #1 - From city of shadows series, 1992

Alexey Titarenko, “Untitled Crowd #1”, 1992.

Cette photo était aussi en petite taille, pour l’acheter moins cher.

Mathilde Andres

 

Robert Longo, Untitled (Men in the cities), 1976/2009

Robert Longo, “Untitled (Men in the cities)”, 1976/2009.

La photo, c’est chouette !

Clara Neumann

 

Les Panneaux, 2011 Xavier Dauny Sélection de 12 photographies de la série Les Panneaux 24,9 x 16,8 cm Edition 1/8

Xavier Dauny, “Les Panneaux”, 2011.
Sélection de 12 photographies de la série “Les Panneaux”. 24,9 x 16,8 cm.

 Juliette Dubus

 

"Death of Coltelli", 2009 Tom Hunter C type print Edition 3/5 122x152cm

Tom Hunter, “Death of Coltelli”, 2009.
C type print. Edition 3/5, 122x152cm.

Josué Greasslin

 

NASA - Gemini 4 - James Mc Divitt, "Ed White in Space", Juin 1965.  Daniel Blau Gallery (Londres, Munich). Des photos "ratées" vraiment pas communes...

NASA – Gemini 4 – James Mc Divitt, “Ed White in Space”, Juin 1965.
Daniel Blau Gallery, Londres, Munich.

Des photos “ratées” vraiment pas communes…

Erwan Coutellier

 

DSC_0187

Nobuyoshi Araki, “Past Tense”, 2012.

Florence Boudier

 

fusee

Ivan Mikhaylov, “Playground”, 2010.

“When I was a child I dreamed of being an astronaut. There was a rocket-shaped slide near my house. I often perched on it at night, gazed at stars, thought of distant planets and space adventures.”

http://ivanmikhaylov.com/photoalbums/20716

 Kenza Boukeroui

 

Sharon Core, 1905. 2012, 30x23

Sharon Core, “1905”, 2011.

De l’objet peint pris en photo, voilà une version florale d’Alexa Meade. Visiblement ce n’est toujours pas au goût du jour.

Hugo Haeffner

 

 

Bruce Lacey, Apollo, On the tenth anniversary of man's first landing on the moon Bruce Lacy celebrates the Apollo missions. London: The Acme Gallery, 1979

Bruce Lacey, “Apollo, On the tenth anniversary of man’s first landing on the moon Bruce Lacy celebrates the Apollo missions”, 1979.
The Acme Gallery, Londres.

Frankfürter.

Yohanna My Nguyen

 

L1100323

FUTURISM – DEPERO, Fortunato, “Dinamo-Azari. Depero-Futurista”,1927.

La photo d’un ouvrage mythique discrètement placé en bas de la vitrine d’un antiquaire…

En 2006 il était estimé chez Christie’s entre 9,470 et 15,152 $.

Philippe Delangle

 

Katy Grannan,"Anonymous" 2013 Paris Photo, 14 novembre 2013, Fraenkel Gallery (San Francisco)

Katy Grannan, “Anonymous”, 2013.
Fraenkel Gallery (San Francisco).

Clémentine Dean

 

Mel Bochner - Surface Dis/Tension 1968 gélatine d'argent imprimée sur aluminium

Mel Bochner, “Surface Dis/Tension”, 1968.
Gélatine d’argent imprimée sur aluminium.

Quentin Chastagnaret

 

Ferran Garcia Sevilla, "Movimients d'una càmera IV (camera movements)", 1973/2012, Majorque, 148x208cm Josué Greasslin

Ferran Garcia Sevilla, “Movimients d’una càmera IV (camera movements)”, 1973/2012.
 Majorque, 148x208cm.

Léna Robin

 

"Lara Dhondt, WANDERING OFF" édité par Art Paper Editions en 2013 Une édition présentant une sélection de photographies de Lara Dhondt, prises en 2012 et 2013. Mise en page par le studio Jurgen Maelfeyt.

Lara Dhondt, “Wandering Off”, édité par Art Paper Editions en 2013.

Une édition présentant une sélection de photographies de Lara Dhondt, prises en 2012 et 2013. Mise en page par le studio Jurgen Maelfeyt.

Zoé Quentel

 

Aurélien Mole

Aurélien Mole, “Tumblr”, 2013.

Tirage argentique d’après fichier numérique, encadrement avec découpe numérique du passe-partout, carte postale. 30x40cm.

D’autres compositions ici.

Magali Brueder

 

Capture d’écran 2013-12-13 à 16.48.17

Adam Broomberg et Oliver Chanarin, “Holy Bible”, 2013.
Edité par MACK, Londres.

Holy Bible est une vraie bible à tous les sens du terme ! Et un excellent point d’entrée vers l’énigmatique et fascinante Archive of Modern Conflit. Plus sur les auteurs et l’AMC

Alain Willaume

 

 Hans_Christian_Shink_Tōhoku

Hans-Christian Shink , »Tōhoku », 2012.

Photographie tirée d’une série re-présentant la région de Tōhoku au Japon, un an après le passage du tsunami.

Romain Goetz

 

Alex Prager, Crowd #3/8 (Pelican Beach), 2013. Tirage numérique 151x235,7 cm.

Alex Prager, “Crowd #3/8 (Pelican Beach)”, 2013.
Tirage numérique 151×235,7 cm.

Mise en scène à la plage.

www.alexprager.com

Estelle Bizet

 

Catégorie: Observatoire | Laisser un commentaire


L’invention du livre d’artiste. Edward Ruscha


Photo : Mickael Cuhna & Florie Frayssinet

Photo : Mickaël Cunha & Florie Frayssinet

Gilles Froger (critique d’art, enseignant à l’École supérieure d’art de Tourcoing-Dunkerque et rédacteur en chef de la revue Parade) a donné le jeudi 24 octobre à l’auditorium une conférence intitulée “L’invention du livre d’artiste. Ed Ruscha” dont ont rendu compte les étudiants de première année. En voici une sélection :

 

Le travail d’Ed Ruscha fait dialoguer la préméditation avec l’inattendu. Les photos s’enchaînent dans des livres produits eux aussi à la chaîne. Les ouvrages se suivent et se ressemblent, formant eux-mêmes un ensemble cohérent. Grâce à ce système de série (séries de photos, séries de livres) et à une mise en page réglée au millimètre, on parcourt les images avec une impression de sécurité. On se laisse porter par une mécanique graphique bien huilée. Dans cet écrin ordonné avec précision Ed Ruscha introduit des images inattendues, un verre de lait dans Various Small Fires par exemple. Comme le parapluie et la machine à coudre de Lautréamont sur leur table de dissection ces images inopinées rencontrent le reste de la série au détour d’une page. Ed Ruscha revendique d’ailleurs ses livres comme des objets destinés à susciter l’étonnement parmi le paysage artistique. De l’œuvre dans son ensemble à chaque livre en particulier le travail d’Ed Ruscha me semble organisé autour d’un maître mot : préméditer l’inattendu.

Gwenaëlle Caron

 

En quoi la réalisation d’un livre représentant des lieux communs américains avec la froideur impersonnelle d’un catalogue Ikea, pose-t-elle un acte artistique majeur ? Est-ce révolutionner le livre d’art, objet sacralisé généralement tiré en série limitée à la main et au contenu réifié en fétiche, que de créer un livre à grand tirage ? La démocratisation du support suffit-elle ? Quelle révolution d’un domaine est celle qui en concerne un tout autre ? Une non-révolution.

Les livres de Ruscha sont des bijoux d’intelligence acide détournant l’imagerie d’une Amérique auto-érigée en nouveau monde industriel, des travaux conceptuels de mise à distance de l’acte photographique, des images devenues impersonnelles, objets sans intention, collectionnés avec un humour corrosif débordant la satire des styles documentaires et minimalistes. Mais c’est un travail sur le non-art, sur la disparition du contenu ou sa perte de sens à travers une éxuvie livresque. En aucun cas une révolution démocratisante du livre d’art.

Juliette Defrance

 

Né de l’art conceptuel des années 1960, le livre d’artiste est un objet à la marge : ce n’est pas un livre habituel et il ne correspond pas non plus aux “critères” de l’œuvre d’art, tout en étant l’un et l’autre à la fois. Le livre d’artiste cherche bien plus à intervenir dans le champ des idées qu’il désire transmettre qu’à susciter l’admiration du lecteur pour l’objet et sa beauté plastique. Il prend ainsi toute sa qualité, non pas de sa forme ni de son contenu, mais de l’expérience qu’il occasionne chez le lecteur. Le livre d’artiste dépasse l’objet habituel en ce qu’il propose à son lecteur de sortir généralement de l’espace clos proposé par le livre classique. Il doit susciter une herméneutique particulière qui le place comme créateur de sens. Le livre d’artiste engage également une réflexion sur la place de l’art contemporain dans l’espace social. Né d’un projet utopiste, il remet en cause profondément les modes de diffusion des œuvres, c’est un projet de démocratisation de l’art. Les livres d’artiste contiennent un caractère innovant et subversif qui tient principalement à la manière dont ils sont diffusés, certains artistes allant jusqu’à la gratuité du livre ou une diffusion par abonnement arbitraire. Il s’agit en effet, la plupart du temps, de réaffirmer que l’œuvre d’art ne peut pas être réduite au statut de marchandise.

Jean Doroszczuk

 

D’une certaine manière, la conception du livre d’artiste d’Ed Ruscha s’approche de la théorie de Walter Benjamin sur la reproductibilité de l’œuvre d’art. Comme le cinéma, les livres d’artistes d’Ed Ruscha sont des œuvres dont le mode de diffusion est la reproduction en masse, elle est son essence. Pour Benjamin, l’aura de l’œuvre dépérit par cette technique, elle perd son “hic et nunc” (ici et maintenant), c’est-à-dire son authenticité, l’unicité de son existence au lieu où elle se trouve. Mais il semble que c’est ce que recherche Ed Ruscha par ses 3000 exemplaires de Twentysix Gasoline Stations à l’aspect presque impersonnel. Comme le note Benjamin, la reproduction rapproche l’œuvre de son récepteur, actualise l’objet à sa situation et l’idée d’Ed Ruscha était notamment de diffuser l’art hors du circuit des galeries et de le rendre plus proche. Mais également humainement plus proche car le manque d’affects qu’il y aurait dans ce travail est relatif dans le sens où s’en dégage tout de même une histoire intime de l’auteur avec la route familière et mythique. Grâce à la diffusion du livre, le banal devient l’exotisme de ceux qui sont spatialement distants des USA, et la nostalgie de ceux qui sont temporellement éloignés. En faisant entrer la répétition et la reproduction dans le concept même de l’œuvre, cela bouleverse l’idée du livre d’artiste mais également la conception de l’aura d’une œuvre de Walter Benjamin.

Adeline Fournier

Catégorie: Observatoire | Laisser un commentaire