Sürkrüt

Blog de l’atelier de Communication graphique de la HEAR

Libre graphics meeting 2016


Du 15 au 18 avril 2016 se tiendra à Londres l’édition 2016 de Libre graphics meeting.

LGM2016-logo

Il s’agit d’une manifestation qui a lieu tous les ans et qui rassemble des développeurs, artistes, graphistes et utilisateurs d’outils de création graphique libres et open source.

Un petit groupe d’enseignants et d’étudiants de la HEAR y feront le déplacement pour suivre les conférence, et Benjamin Riollet, étudiant en 5e année de l’atelier de Communication graphique, y présentera une partie du travail qu’il développe dans le cadre de son projet de DNSEP.

Léna Robin, de la promotion 2015 des diplômés en Communication graphique, viendra également y présenter le travail qu’elle développe au sein des équipes du Publishing Lab de l’Institute of Network Cultures d’Amsterdam.

Nous ne manquerons pas d’écrire un compte rendu détaillé à notre retour.


15, 18 avril 2016
Libre graphics meeting 2016
Université de Westminster
Londres

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Les Danseurs fous de Strasbourg


John Waller, Les Danseurs fous de Strasbourg.

John Waller, Les Danseurs fous de Strasbourg, Strasbourg, La Nuée bleue, 2016. Design de la couverture : Marine Bigourie.

La couverture de l’ouvrage Les Danseurs fous de Strasbourg, disponible depuis peu, a été conçue par Marine Bigourie, étudiante en 4e année, dans le cadre de l’atelier « Principes de réalité », à l’occasion d’un partenariat entre l’atelier de Communication graphique et les éditions La Nuée bleue. Cette maison, installée à Strasbourg depuis 1920, est devenue le principal éditeur de livres en Alsace et dans le Grand Est.


John Waller, Les Danseurs fous de Strasbourg. Une épidémie de transe collective en 1518, Strasbourg, La Nuée bleue, 2016. Design de la couverture: Marine Bigourie.

Sur la page Facebook de La Nuée bleue.
Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

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1/20. Un vingtième. Une exposition imprimée de Yann Sérandour par huit étudiants de la HEAR


L’album Un vingtième dans la maquette de la Chaufferie au 1/20.

L’album Un vingtième dans la maquette de la Chaufferie au 1/20.

Cette exposition à La Chaufferie, galerie de la Haute école des arts du Rhin (HEAR), a été conçue par huit étudiants des ateliers Communication graphique, Scénographie, et Livre de la HEAR, dans le cadre d’un workshop de Yann Sérandour sur une proposition de Jérôme Saint-Loubert Bié. Sans qu’aucune œuvre ne soit transportée pour l’occasion, les étudiants ont réalisé une publication et sa reproduction à l’échelle de la galerie à partir de vues d’expositions relatives à un projet récent de Yann Sérandour. Tous les éléments exposés ont été imprimés à deux échelles. L’ensemble a ensuite été documenté dans un catalogue, accompagné d’un supplément, qui assurent la diffusion de cette exposition imprimée.

Jouant sur la notion d’échelle et de reproduction, cette proposition retrace la trajectoire artistique et médiatique d’une photographie d’archive que Yann Sérandour a réutilisée sous différentes formes après l’avoir acquise sur eBay fin 2012. Publiée initialement dans le Denver Post le 26 juillet 1980, cette photographie de presse montre une vue de la foire-exposition annuelle de la Colorado Cactus and Succulent Society. Cette image témoigne de la fascination collective qu’exerce ce spécimen botanique bizarre et curieux. Elle donne à des pratiques amateurs et passionnées une visibilité sociale à partir de laquelle l’histoire d’un goût peut se raconter.

Cette image est représentée ici à travers une série de reproductions ou de vues d’expositions publiées dans divers documents imprimés et électroniques. Ces sources documentaires ont été remises en pages dans un album cartonné de vingt pages exposé dans une maquette de la galerie à l‘échelle 1:20. L’album y a été photographié pour donner lieu à la publication donnée aux visiteurs. Chaque double-page se présente comme une scénographie possible de l’exposition où l’angle formé par le pli central du livre joue le rôle d’une jonction entre le sol et le mur. Agrandie à l’échelle de l’espace d’exposition de La Chaufferie, l’une des double pages prolonge les enjeux de l’installation initiale en en faisant basculer les repères spatiaux et temporels. Du déplacement critique au dévoiement publicitaire, ce projet d’exposition imprimée indexe les multiples contextes d’inscription d’une source en partage, autant qu’elle en questionne les effets sur sa perception et ses significations.

Étudiants participant au workshop : Marine Bigourie, Zelda Colombo, Mathilde Cordier, Pricilla Degardin, Angéline Girard, Quentin Juhel, Antoine Langé, Alix Sanchez

Stagiaire : Quentin Sietzen

Coordination : Jérôme Saint-Loubert Bié

Avec le soutien de la société Senfa

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Un vingtième. Une exposition imprimée de Yann Sérandour par huit étudiants de la HEAR

Exposition du 1er avril au 1er mai 2016
Vernissage jeudi 31 mars à 18h30
La Chaufferie, 5 rue de la Manufacture des Tabacs, 67000 Strasbourg.
De 14 h à 18 h du vendredi au dimanche

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images de lettres, l’être dans l’image. workshop photo avec Florence Paradeis


 

workshop lettre dans la ville - Florence Paradeis - 2016

Quatre jours pour aiguiser et amuser notre regard : c’était le défi de ce workshop photo proposé aux étudiants en année 3, sous le regard lui-même aiguisé et amusé de Florence Paradeis, photographe, plasticienne et enseignante aux Arts décoratifs de Paris.

Divisé en deux périodes (28 et 29 janvier, puis 3 et 4 mars), ce workshop était l’occasion de balayer différents aspects de l’image photographique : références, prises de vue directes, mises en scène mais aussi sélection et accrochage…  Avec, comme point de départ, un thème : la lettre dans l’image.

Photographier la ville

Comment dialoguent les mots et la ville ? La première demi-journée, Florence nous a présenté un beau panel de photographies qui jouent avec le texte présent dans les rues. Puis, des images plein la tête, nous nous sommes dispersés dans Strasbourg et ses alentours, à la recherche des plus beaux dialogues entre les mots urbains et la grisaille hivernale.

 

workshop Florence ParadeisSélectionner

De retour à l’école, chacun a montré ce qu’il a capté, soit beaucoup, beaucoup d’images. Un tri était nécessaire. Les photos rescapées de ce grand écrémage ? Celles qui donnent une vision particulière de la ville : brute, dure, ou fantasmée, idéalisée.

 

Construire

Après la photographie prise sur le vif, c’est le temps de la photographie pensée dans son rapport au texte, construite, retravaillée, découpée, collée, autour de et avec lui. Ce second exercice, beaucoup plus libre, a donné lieu à des images de natures totalement différentes. Par exemple Olivia et ses captures de Google Earth qui dessinent des animaux étranges ou Héloïse et son dispositif où le texte se révèle dans un miroir.

Accrocher et présenter ses images

Nous sommes tous arrivés le second jeudi avec un bon nombre de nos images imprimées sur papier brillant, mat, impression jet d’encre ou laser, de formats variés, avec des marges plus ou moins existantes. Après un dernier tri, c’est le moment d’accrocher. On s’aperçoit vite que le Cube, une petite salle d’exposition de l’école, est trop étroit pour accueillir notre production trop importante. Nous optons alors pour les murs du patio. Toute la journée de vendredi est dédiée à l’accrochage : trouver le bon rythme entre les photos, le bon équilibre pour que chacune soit présentée à sa juste valeur.


accrochage des productions du workshop
jusqu’au vendredi 11 mars 2016
à la cafétéria-patio de la

 Haute école des arts du Rhin

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De l’apprentissage d’une désillusion. Quatre mois d’échange au Danemark.


Il y a 5 mois je suis parti en échange au Danemark à la Design Skolen de Kolding. Je reviens de cette expérience avec un avis assez mitigé quant à la pédagogie que j’ai pu suivre durant mon échange et sûrement une conception du graphisme qui m’était étrangère.

Je suis parti, car j’étudie à la HEAR depuis la première année et j’ai commencé à trouver routinière la vie à Strasbourg ainsi qu’à l’école. J’ai donc eu envie de voir ailleurs, curieux de vivre de nouvelles expériences. C’est ainsi que j’ai décidé de partir. Il fallait juste choisir une destination.

Pourquoi suis-je parti au Danemark : pour deux raisons. Dans un premier temps, car il me semblait que la Skolen de Kolding allait répondre à mes attentes. Les ateliers étaient nombreux et riches, le Hack lab m’intéressait fortement. De plus, la pédagogie m’avait l’air intéressante, ouverte sur le travail en groupe, « départements » d’études confondus, et avec le monde professionnel. Dans un second temps, je m’étais rendu à Copenhague l’année dernière, durant une semaine, et j’y avais apprécié le mode de vie et la culture danoise. J’étais curieux de voir si le fameux hygge (mode de vie simple) était transposé dans le graphisme danois et sa pédagogie.

Hack Lab Composant électronique en libre service. Meilleur atelier de l'école

Hack Lab
Composants électroniques en libre service. Meilleur atelier de l’école

J’ai pu donc intégrer le Master 1 (équivalent de l’année 4 à la HEAR) en communication visuelle dès le début de l’année. À la rentrée nous avons été réunis toute une matinée dans un espace nommé Work Station semblable à un espace de coworking. C’est ici que tous les départements sont regroupés et où j’ai passé la plus grande partie de mon temps.

Work Station Espace de travail dédier aux Masters

Work Station : Espace de travail dédié aux Masters

Durant le discours de rentrée, on nous a présenté les problématiques abordées au sein de la pédagogie de l’école telles que le social design et le design thinking. J’ai rapidement pu me rendre compte des réelles définitions de ces théories. Nous avons commencé l’année par 4 semaines de workshop. Nous avons eu pour intervenants des agences de publicité, des professionnels du design thinking et du marketing. Tout cela m’a vite rendu perplexe sur la conception du design graphique au Danemark. Les journées se construisent sur la recherche, les brainstormings récurrents noyés de Post-it multicolores. Chaque workshop aboutit soit à un projet sur la création d’applications pour tablette et smartphone soit à un site web.

Brainstorming

Brainstorming
J’ai vite compris que le social design était plus de l’ordre de l’étude de marché et du consommateur qu’une réelle participation des publics visés. Tout au long du programme nous sommes poussés à rencontrer les personnes qui bénéficieront de nos services pour dresser des profils types d’utilisateur afin de toucher un maximum de personnes. Le design thinking s’intéresse au management de l’innovation, et donc met en jeu le développement de recherches afin de satisfaire les attentes des utilisateurs et d’établir des solutions et des actions pour y répondre. L’application de ces théories rend le travail très cadré. La même méthodologie de recherche doit être appliquée par tout le monde, car elle est jugée la meilleure. Cette pédagogie est plus liée à l’enseignement du marketing qu’à la création. Dès lors c’est assez vite que sont venues mes désillusions.
Malgré l’ennui de cette pédagogie un peu académique et avec beaucoup de recul, j’ai pu saisir l’intérêt d’un travail de recherche de l’ordre de l’investigation. Sur la fin du semestre, j’ai travaillé pendant plus d’un mois sur un projet, j’ai tenté de mêler l’utilisation de ces méthodes rigoureuses aux miennes. Il s’agissait de travailler sur la question du jeu pour les enfants et la pédagogie enfantine. Mon but était de créer une fresque digitale, les menant à travailler au sein d’un espace de cocréation. La période de conception fut assez laborieuse. Mais j’ai été fortement poussé par l’équipe d’enseignants à tester mon dispositif avec des enfants au sein d’un espace qui leur était réservé. J’ai pu apprécier leurs comportements face à la découverte du projet et m’apercevoir de certains problèmes. C’est ainsi que j’ai pris le recul suffisant pour m’approprier certaines des méthodes de recherches que j’ai vu durant cet échange. J’ai ainsi pu apprendre, me forcer à aller vers les autres pour juger de la pertinence de mon projet et de mes problématiques. À l’heure actuelle, ce projet n’est pas fini, mais j’ai pu définir des directions beaucoup plus justes afin de finaliser mon projet et de le faire fonctionner correctement.

Il est difficile de choisir une école qui nous correspond pour un départ en Erasmus. Il y a bien les rapports d’échange présents au bureau international, mais parfois l’école vient juste d’être intégrée au partenariat ou aucun étudiant n’y a encore été. Alors l’inconnu se transforme des fois en déconvenues. Mais il est important de garder à l’esprit que l’on peut toujours s’enrichir et apprendre de ses déconvenues.

Vous pouvez trouver plus de détails quant à mon échange au sein de mon rapport d’Erasmus qui se trouve à la médiathèque de la HEAR, site de Strasbourg.

Publication d'un article dans Forbes désignant le Danemark comme meilleur pays pour étudier le "business"

Publication d’un article dans Forbes désignant le Danemark comme meilleur pays pour étudier le « business »

 

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