Sürkrüt

Blog de l’atelier de Communication graphique de la HEAR

“Faire mouche”, une exposition brève, jeudi 30 janvier 2014


bann-blog

“L’art auquel il est fait appel est un art de la concision : il s’agit d’exprimer avec la plus grande économie de mots possible le contenu le plus puissant.”

C’est sur ces mots qu’avait été ouvert en novembre le workshop “Faire mouche”, animé par Gilles Froger (enseignant à l’école d’art de Tourcoing et fondateur de la revue Parade, invité par Ju-Young Kim et Jérôme Saint-Loubert Bié), réunissant des étudiants des ateliers Livre et Communication graphique autour de la question des formes d’écriture brèves. Une dizaine de projets sont ainsi nés : des publications numériques ou imprimées, qui seront présentées ce jeudi 30 janvier en salle Prechter, entre 18h et 20h. Une exposition et sa communication pensées par des étudiants de l’atelier selon les mêmes règles du jeu, concision et efficacité.
Une version en ligne du catalogue sera diffusée sur la plateforme Twitter, pendant l’évènement. N’hésitez pas, donc, à vous abonner : @Fairemouche.



“Faire mouche”
Exploration des formes d’écritures brèves
Jeudi 30 janvier 2014, de 18h à 20h
Salle Prechter — Haute école des arts du Rhin
1 rue de l’Académie, 67000 Strasbourg
Organisation de l’évènement et conception éditoriale : Zoé Quentel, Arman Mohtadji, Lucas Descroix

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Paris Photo 2013


Le 14 novembre dernier, tous les élèves de la section Communication Graphique de la HEAR se sont donné rendez-vous à Paris à l’occasion de la semaine de la photo. Entre Paris Photo, FotoFever et Offprint, nous donnons à voir une sélection de photographies ou d’éditions qui nous ont marqués lors de ce week-end.

Valie Export, “Auflegung”, Autriche 1972.
Tirage argentique vintage, signé, daté, titré et tamponné par le photographe, 24000 €.

Voila la preuve que le “planking” existait déja bien avant qu’il devienne populaire !

http://www.planking.me

Richard Horvath

 

Photographie lambda print 37,5 x 50 cm (15 x 19,7 inch) Edition 8 + 2AP

Joakim Eneroth, “Swedish Red”, 2010.
Photographie lambda print, 37,5 x 50 cm, édition 8 + 2AP.

Benjamin Riollet

 

Silvermine, Thomas Sauvin

Thomas Sauvin, “Silvermine”.
Publié en édition limitée à 200 exemplaires par Archive of Modern Conflict (Londres), prix du livre Paris Photo !

Djelissa Latini

 

Janice Guy, Untitled, 1977. Paris Photo, 14 novembre 2013, Yancey Richardson Gallery (New York). À Paris-Photo on pouvait voir de nombreux visiteurs prendre en photo des photos (et réciproquement…).
Janice Guy, Untitled, 1977.Yancey Richardson Gallery, New York.

À Paris-Photo on pouvait voir de nombreux visiteurs prendre en photo des photos (et réciproquement…).

Jérôme Saint-Loubert Bié

 

Untitled Crowd #1 - From city of shadows series, 1992

Alexey Titarenko, “Untitled Crowd #1”, 1992.

Cette photo était aussi en petite taille, pour l’acheter moins cher.

Mathilde Andres

 

Robert Longo, Untitled (Men in the cities), 1976/2009

Robert Longo, “Untitled (Men in the cities)”, 1976/2009.

La photo, c’est chouette !

Clara Neumann

 

Les Panneaux, 2011 Xavier Dauny Sélection de 12 photographies de la série Les Panneaux 24,9 x 16,8 cm Edition 1/8

Xavier Dauny, “Les Panneaux”, 2011.
Sélection de 12 photographies de la série “Les Panneaux”. 24,9 x 16,8 cm.

 Juliette Dubus

 

"Death of Coltelli", 2009 Tom Hunter C type print Edition 3/5 122x152cm

Tom Hunter, “Death of Coltelli”, 2009.
C type print. Edition 3/5, 122x152cm.

Josué Greasslin

 

NASA - Gemini 4 - James Mc Divitt, "Ed White in Space", Juin 1965.  Daniel Blau Gallery (Londres, Munich). Des photos "ratées" vraiment pas communes...

NASA – Gemini 4 – James Mc Divitt, “Ed White in Space”, Juin 1965.
Daniel Blau Gallery, Londres, Munich.

Des photos “ratées” vraiment pas communes…

Erwan Coutellier

 

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Nobuyoshi Araki, “Past Tense”, 2012.

Florence Boudier

 

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Ivan Mikhaylov, “Playground”, 2010.

“When I was a child I dreamed of being an astronaut. There was a rocket-shaped slide near my house. I often perched on it at night, gazed at stars, thought of distant planets and space adventures.”

http://ivanmikhaylov.com/photoalbums/20716

 Kenza Boukeroui

 

Sharon Core, 1905. 2012, 30x23

Sharon Core, “1905”, 2011.

De l’objet peint pris en photo, voilà une version florale d’Alexa Meade. Visiblement ce n’est toujours pas au goût du jour.

Hugo Haeffner

 

 

Bruce Lacey, Apollo, On the tenth anniversary of man's first landing on the moon Bruce Lacy celebrates the Apollo missions. London: The Acme Gallery, 1979

Bruce Lacey, “Apollo, On the tenth anniversary of man’s first landing on the moon Bruce Lacy celebrates the Apollo missions”, 1979.
The Acme Gallery, Londres.

Frankfürter.

Yohanna My Nguyen

 

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FUTURISM – DEPERO, Fortunato, “Dinamo-Azari. Depero-Futurista”,1927.

La photo d’un ouvrage mythique discrètement placé en bas de la vitrine d’un antiquaire…

En 2006 il était estimé chez Christie’s entre 9,470 et 15,152 $.

Philippe Delangle

 

Katy Grannan,"Anonymous" 2013 Paris Photo, 14 novembre 2013, Fraenkel Gallery (San Francisco)

Katy Grannan, “Anonymous”, 2013.
Fraenkel Gallery (San Francisco).

Clémentine Dean

 

Mel Bochner - Surface Dis/Tension 1968 gélatine d'argent imprimée sur aluminium

Mel Bochner, “Surface Dis/Tension”, 1968.
Gélatine d’argent imprimée sur aluminium.

Quentin Chastagnaret

 

Ferran Garcia Sevilla, "Movimients d'una càmera IV (camera movements)", 1973/2012, Majorque, 148x208cm Josué Greasslin

Ferran Garcia Sevilla, “Movimients d’una càmera IV (camera movements)”, 1973/2012.
 Majorque, 148x208cm.

Léna Robin

 

"Lara Dhondt, WANDERING OFF" édité par Art Paper Editions en 2013 Une édition présentant une sélection de photographies de Lara Dhondt, prises en 2012 et 2013. Mise en page par le studio Jurgen Maelfeyt.

Lara Dhondt, “Wandering Off”, édité par Art Paper Editions en 2013.

Une édition présentant une sélection de photographies de Lara Dhondt, prises en 2012 et 2013. Mise en page par le studio Jurgen Maelfeyt.

Zoé Quentel

 

Aurélien Mole

Aurélien Mole, “Tumblr”, 2013.

Tirage argentique d’après fichier numérique, encadrement avec découpe numérique du passe-partout, carte postale. 30x40cm.

D’autres compositions ici.

Magali Brueder

 

Capture d’écran 2013-12-13 à 16.48.17

Adam Broomberg et Oliver Chanarin, “Holy Bible”, 2013.
Edité par MACK, Londres.

Holy Bible est une vraie bible à tous les sens du terme ! Et un excellent point d’entrée vers l’énigmatique et fascinante Archive of Modern Conflit. Plus sur les auteurs et l’AMC

Alain Willaume

 

 Hans_Christian_Shink_Tōhoku

Hans-Christian Shink , »Tōhoku », 2012.

Photographie tirée d’une série re-présentant la région de Tōhoku au Japon, un an après le passage du tsunami.

Romain Goetz

 

Alex Prager, Crowd #3/8 (Pelican Beach), 2013. Tirage numérique 151x235,7 cm.

Alex Prager, “Crowd #3/8 (Pelican Beach)”, 2013.
Tirage numérique 151×235,7 cm.

Mise en scène à la plage.

www.alexprager.com

Estelle Bizet

 

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Sürkrüt Party


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À l’occasion du lancement officiel du blog, nous vous convions à la Sürkrüt Party qui aura lieu le jeudi 13 juin.
Au programme : battle et lecture d’articles, bière jusqu’à plus soif, et évidemment, dégustation de choucroute.
Rendez-vous dès 19h à La Mine, le bar étudiant de l’école, pour fêter ça ensemble !

Retrouvez Sürkrüt sur Facebook :
www.facebook.com/surkrut

 

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“Regarding Warhol, Fifty Years, Sixty Artists”


Bienvenue au MET – The Metropolitan Museum of Art, un des plus grands musées d’art au monde. Situé en plein cœur de l’île de Manhattan, il présente une collection de 250 000 œuvres (contre 35 000 au Louvre pour vous faire une idée). S’il faut consacrer deux journées à la visite du musée du Louvre, il en faudrait peut-être cinq pour parcourir les 280 salles de cet immense musée.

De gauche à droite, Icebox d’Andy Warhol, Plastik-Wannen de Sigmar Polke, les Brillo Soap Pads Boxes par Andy Warhol, et Untitled (Bin with Octane Boost) par Cady Noland.

De gauche à droite, Icebox d’Andy Warhol, Plastik-Wannen de Sigmar Polke, les Brillo Soap Pads Boxes par Andy Warhol, et Untitled (Bin with Octane Boost) par Cady Noland.

Mais arrêtons nous sur l’exposition temporaire qui anime le MET depuis la rentrée. “Regarding Warhol, fifty years, sixty artists” est consacrée à l’influence de l’artiste Andy Warhol ces cinquante dernières années, au travers de plus de cent cinquante œuvres. C’est la première fois qu’un musée tente de retracer l’héritage de l’artiste au travers d’œuvres contemporaines, ce qui constitue le premier atout de l’exposition, mais également l’impressionnante collecte d’œuvres emblématiques contemporaines, venant de tous horizons.

“Regarding Warhol, fifty years, sixty artists” prend pour point de départ de la carrière de l’artiste l’exposition “The New Artists”, qui a eu lieu à New-York en 1962. L’artiste exposait alors ses expérimentations faites à la Factory, aux côtés de Roy Lichtenstein, entre autres.

La première œuvre qui nous est présentée est un double autoportrait d’Andy Warhol, pensif, en introduction aux thèmes de réflexions proposés tout au long de l’exposition. On entre ensuite dans la première salle de l’exposition,“Daily News : From Banality to Disaster”. Cette thématique propose un retour sur des œuvres majeures d’Andy Warhol telles que les boîtes Brillo Soap Pads Boxes, la série Green Coca-Cola Bottles, ou encore les boîtes de soupe Big Campbell’s Soup Can, 19¢ (Beef Noodle). Par cette accumulation d’images issues de la culture consumériste américaine des années 60, cette première salle nous rappelle les origines de l’artiste et sa première carrière dans le monde de la publicité. Mais cette salle marque également le début d’une nouvelle carrière, en tant qu’artiste. Une première progression apparaît dans cette thématique, plus on avance et plus les œuvres deviennent violentes et pessimistes. Les bouteilles de Coca-Cola sont troquées contre les chaises électriques d’Orange Disaster, que l’on retrouve aux côtés de la tronçonneuse Chanel Chain Saw de Tom Sachs et de la Burning Gas Station d’Ed Ruscha. En réutilisant ce détournement d’images et de marques instauré par Warhol, ses contemporains peignent une vision encore plus noire et militante de la société américaine.

De gauche à droite, Barbara Walters par Julian Schnabel, Red Jackie d'Andy Warhol, Liza Minnelli de Francesco Vezzoli, et Michael Jackson & Bubbles par Jeff Koons.

De gauche à droite, Barbara Walters par Julian Schnabel, Red Jackie d’Andy Warhol, Liza Minnelli de Francesco Vezzoli, et Michael Jackson & Bubbles par Jeff Koons.

La deuxième salle, d’apparence plus gaie, traite également le détournement d’images, mais cette fois tirées des tabloïds. On retrouve ici des œuvres emblématiques de l’artiste telles que les Marylin ou la Red Jackie, dans leur style reconnaissable très pop. Les immortalisations de ces célébrités par Warhol sont confrontées à des portraits contemporains au moyen de techniques différentes. On retrouve par exemple la Liza Minnelli brodée de Francesco Vezzoli, Marie Antoinette out for a walk at her petite Hermitage, France, 1750 par Karen Kilimnik représentant Paris Hilton, ou encore l’effrayant Michael Jackson and Bubbles de Jeff Koons en porcelaine blanc et or.

Après une thématique très attendue sur les séries de portraits, on arrive dans une salle un peu plus étrange, plus sérieuse et moins criarde. Le pop et le kitsch sont laissés de côté pour s’intéresser aux “Queer Studies : Shifting Identities”. Ici est questionnée la représentation du genre et de la sexualité, que Warhol avait commencé à aborder dans la période d’après-guerre. On y trouve un montage peu connu de l’artiste, Jean-Michel Basquiat, en noir et blanc, réalisé à partir de photos de Basquiat posant en sous-vêtement. Plus loin, l’œuvre Queer de Gilbert et Georges, peignant un sombre manifeste sur l’homophobie. Vient ensuite une photographie de Douglas Gordon, Self-Portrait as Kurt Cobain, as Andy Warhol, as Myra Hindley, as Marilyn Monroe, nous fait finalement sourire mais c’est loin des strass de Liz Taylor que nous quittons cette pièce.

C’est l’esprit moins léger que nous abordons la thématique suivante, “Consuming images – Appropriation, Abstraction and Seriality”. Un peu plus confuse, elle se base sur les techniques formelles qu’avait Andy Warhol pour détourner une image. Ainsi on retrouve entre autres son papier peint de vaches, Cow Wallpaper, associé au travail du motif de Christopher Wool, mais aussi des approches complètement différentes tels que les petits cadres vides Collection of Plaster Surrogates d’Allan McCollum.

La dernière thématique,“No boundaries – Business, Collaboration and Spectacle”, s’ouvre sur une pièce très pop et exubérante. Le Wall Relief With Birds de Jeff Koons répond aux sérigraphies Flowers de Warhol, sur un mur de papier peint signé Murakami, marquant l’influence des motifs décoratifs de l’artiste sur ses contemporains. Plus loin, des petits écrans de télé rappellent le fameux quart d’heure de gloire, présentant des vidéos clips de Warhol, marquant son attrait pour les collaborations, ainsi que des magazines et des travaux pour le monde de la musique.

Silvers Pillows Andy Warhol

Cow Wallpaper et Silver Pillows d’Andy Warhol

L’exposition se termine par une pièce remplie de ballons argentés flottants gonflés à l’hélium, où le spectateur peut jouer avec l’œuvre. Cette pièce est en fait une reproduction d’une exposition à la galerie Leo Castelli en 1966 où Warhol avait présenté ses Silver Pillows.

“Regarding Warhol” présente de nombreuses thématiques afin de couvrir les différentes influences de Warhol sur l’art depuis ces cinquante dernières années, au travers de nombreuses œuvres et artistes. Cela permet de se rendre compte du visionnaire qu’était Andy Warhol et ce qu’il a apporté comme questionnements à l’art contemporain. Mais cependant, vers la fin de l’exposition, on se perd dans ces thématiques qui semblent davantage être là pour justifier cet étalage d’œuvres majeures de l’art contemporain. Peut-être aurait-il été préférable d’être plus sélectif afin de servir les réelles problématiques de Warhol plutôt que d’être bien souvent dans la surenchère. Néanmoins, l’exposition restera mémorable puisqu’elle aura permis de regrouper une quantité impressionnante d’œuvres d’art qu’il est très rare de pouvoir contempler.

“Regarding Warhol, fifty years, sixty artists” au Metropolitan Museum of Art, New-York, jusqu’au 31 décembre.

Crédit photo : Librado Romero, The New York Times

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