Sürkrüt

Blog de l’atelier de Communication graphique de la HEAR

De la production assistée par ordinateur à la création réalisée par l’ordinateur


Cet article est une tentative de prédiction catastrophiste de ce que pourraient devenir nos métiers d’ici quelques années.

Les métiers du design graphique seront-ils à l’abri d’une certaine forme d’Uberisation ?

Je ne parle pas ici de ce qu’Uber est déjà : une société qui fait du crowd-working, et qui a réussi à faire baisser ses coûts d’exploitation au détriment d’une certaine protection sociale grâce à des algorithmes et une interface facilitant la mise en relation entre un passager et son chauffeur. Mais plutôt de ce qu’Uber va devenir à court ou moyen terme : une société utilisant une flotte de voitures autonomes dont les intelligences artificielles auront été considérablement améliorées par les millions de trajets effectués par des conducteurs humains. On peut raisonnablement estimer que les chauffeurs sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis. Mais ainsi va le monde, et comme l’avait rappelé Jean-Noël Lafargue lors de son intervention du cycle de conférence «graphisme technè» : les métiers naissent et disparaissent.

Les spécialistes en intelligence artificielle savent depuis un moment que pour voir apparaître la première forme d’intelligence dite singulière, il faudra une quantité de données faramineuse. Pour le moment, seuls quelques grands groupes informatiques disposent d’un tel trésor de guerre et en particulier Google qui indexe le web depuis maintenant plusieurs années.

Depuis la révélation des techniques de deep learning, il y a moins de deux ans, la programmation liée à l’intelligence artificielle vit une révolution. Il est maintenant possible pour un programme d’apprendre de ses erreurs si on le nourrit d’exemples pertinents qui lui permettent de différencier un bon résultat d’un mauvais. On peut alors enseigner à un programme à détecter le contenu d’une image, à comprendre une signalisation routière, à faire de la traduction en se basant sur des dialogues de roman à l’eau de rose ou encore battre un champion de go de niveau mondial (ce jeu était réputé très difficile pour les programmes informatiques).

C’est ainsi que des artistes nouveaux médias ont produit des vidéos générées par des programmes inspirées par les styles picturaux de grands maitres occidentaux dont Picasso, Van Gogh (pour public averti, Kyle McDonald, par exemple, avec sa reprise d’un extrait du film érotique fantastique I.K.U traité selon la période cubiste de Picasso, notamment La jeune fille à la mandoline ), en utilisant l’algorithme Deepdream.

Une image réalisée via l’algorithme deepdream. On a ici demandé au programme de générer des têtes de chiens où il en détectait et on a répété l’action plusieurs fois de suite. L’image utilisée est une reproduction du tableau «Waterloo» de la série «Dogs Playing Poker» de Cassius Marcellus Coolidge.

Une vidéo présentant un extrait de «2001, l’Odyssée de l’espace» de Stanley Kubrick, réalisée par Bhautik Joshi avec un traitement imitant le style de Picasso.

Du côté du design graphique, on trouve de plus en plus de gabarits et de patterns prêts à l’emploi : des gabarits pour des sites Internet, des gabarits pour des animations ou titrages vidéo, des gabarits de cartes postales, des compositions typographiques ou encore, des projets comme Prototypo qui rendent les polices paramétriques accessibles à tout un chacun.

Il y a deux ans, une plateforme internet comme thegrid.io proposait de créer des sites complets avec quelques paramètres à l’aide d’algorithmes adossés à de l’intelligence artificielle. Les placements, cadrages, flux de textes sont alors optimisés automatiquement. En effet, un programme qui sait imiter le style de Van Gogh n’a aucun mal à décortiquer et générer un graphisme minimaliste basé sur un système de grille, qui repose au final sur quelques dizaines de paramètres (largeur et nombre de colonnes, réglages de césures et justification, marges internes et externes, corps de texte, etc.)

thegrid.io propose de réaliser des sites Internet de manière paramétrique et algorithmique en utilisant le contenu que vous téléchargez.

Par ailleurs, quand on est abonné à la suite Creative Cloud d’Adobe, on reçoit leurs newsletters, et une part croissante de ces e-mails ne concerne pas tant des questions de création graphique avec leurs outils, mais plutôt de gestion de campagnes marketing. On y traite de ROI, de stratégie cross canal, ou encore de parcours d’achat du client connecté mais surtout pas de création d’image ni de sens.

Les cibles ne sont plus les concepteurs visuels, mais des commerciaux et des responsables marketing. On peut ainsi deviner un glissement des activités d’Adobe vers une part de moins en moins négligeable de marketing pur.

Ces outils permettront d’automatiser au maximum les processus de création, comme c’est de plus en plus le cas dans les différents logiciels de la suite. Un nombre croissant d’options et de filtres avec des préréglages, de nombreux gabarits prêts à l’emploi pour réaliser des publications, des animations motion design, des habillages sonores sont en vente. Il suffit d’ouvrir le fichier que l’on a acheté, de manipuler quelques curseurs pour changer une couleur et le positionnement d’un titre et on obtient un rendu bien réalisé qui ressemble à des dizaines ou des centaines d’autres projets. Mais à l’heure de l’uniformisation des styles à travers la planète, qui s’en soucie ?

Pour les gens qui souhaiteraient encore un peu plus d’originalité, avec Behance, Adobe a en sa possession une base de contenus alimentée par une quantité gigantesque de projets de graphistes, illustrateurs, typographes, animateurs, étudiants à travers toute la planète. Ces projets sont décrits, tagués, commentés, augmentant ainsi la qualité et la quantité des métadonnées permettant de se livrer à une analyse initiale de ces données.

Cette base de contenus pourrait à terme être analysée, étudiée et disséquée par des algorithmes d’analyse d’images de type deep learning, et enfin permettre à des logiciels de proposer des compositions modifiables à travers l’utilisation de quelques curseurs.

Behance est un réseau social créé en 2006, ensuite acheté par Adobe, utilisé comme portfolio en ligne par de nombreux utilisateurs des logiciels de l’éditeur.

Quel salut face à un avenir qui pourrait s’avérer compliqué ? Ne pas rester candide et passif face aux outils que nous utilisons. Avoir une conscience fine des enjeux et problèmes posés par des groupes qui se retrouvent en situation de quasi monopole. Ne pas délaisser le code et une capacité à inventer ses propres outils. Et toujours aborder un outil pour son potentiel de détournement et d’usage allant à l’encontre de ce pour quoi il a été pensé. Les outils et leurs concepteurs ne devraient jamais formater les usages, mais encore faut-il avoir conscience qu’ils le font trop souvent.

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Atelier gravure sur bois avec les élèves du lycée Gutenberg


Dans le cadre du partenariat de la HEAR avec le lycée Gutenberg d’Illkirch, Odile Liger et Pascale Willem accueillent les lycéens de la section Artisanat et Métiers d’Art option Communication Visuelle Pluri Médias pour deux séances à l’atelier gravure.

Les élèves avaient à rédiger, pour leur cours de Français, un réquisitoire sur un thème de société qui leur tenait à cœur et créer des visuels pour illustrer leurs textes. Au cours de la journée d’atelier à la HEAR, chaque élève a finalisé son illustration, avec les conseils des professeures, pour l’adapter à la gravure sur bois. En fin de journée, nous avons réalisé deux grands formats rassemblant les illustrations de tous les élèves. Chacun a pu graver, encrer, et imprimer son visuel et découvrir ainsi une nouvelle pratique.

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Typo en mouvement – table ronde autour de l’exposition


Le 11 février dernier se tenait la table ronde organisée dans le cadre de l’exposition Typo en mouvement.

Générique de My Man Godfrey (1936)

Générique de My Man Godfrey (1936)

Antony Enkirche, directeur artistique et co-créateur de Typocamp, s’entretenait avec trois invités :

Bob Cerfontaine, directeur de création chez Monsieur Girafe, studio de création graphique et d’identité visuelle, à majorité en destination de la télévision ;

Laure Chapalain, designer graphique et dessinatrice, elle enseigne à l’école de l’image des Gobelins depuis 2007 dans la section « Graphisme et motion design » ;

Gwenolé Jaffredou, motion designer et directeur artistique indépendant à Rennes.

Antony Enkirche : À quel stade de maturité est arrivée aujourd’hui la typographie animée ?

Laure Chapalain : L’âge d’or de la typographie animée était dans le cinéma des années mille neuf cents soixante-dix. Jusque dans les années deux mille, il y a eu de très beaux génériques. Aujourd’hui, la typographie  n’est plus l’actrice principale du générique, sûrement parce que les réalisateurs préfèrent mettre en avant les belles images que sont capables de faire les caméras.

Bob Cerfontaine : À la télévision, on voit surtout des animations de textes mais pas de caractères (à part sur Fox Kids, ou le supplément de Canal +). On cherche à faire passer les informations avant tout.

Quelles sont les tendances en animation de caractères ?

L. C. : Dans les génériques au cinéma, la grande mode est à la typo en 3D, pour faire rentrer le spectateur dans l’écran. Par exemple, dans le générique de ZombieLand (2009), les comédiens interagissent avec la typo ; ou dans celui de Panic Room (2002), où la typographie est intégrée à l’architecture présente sur les plans. Moins récement,  la typographie vole dans le générique de Superman (1978) ; et en nettement moins récent : le générique de My Man Godfrey (1936).

B. C. : À la télévision, la 3D est abandonnée (à part dans les JT), et c’est tant mieux. On a plutôt un retour au flat design par l’image sur Photoshop. Il y a aussi un retour aux typos scripts.

L’animation d’une typographie donne un nouveau sens par rapport à la typo qui en donne déjà un ?

L. C. : Elle peut ajouter un message : on a l’exemple le plus probant avec  l’animation de Saul Bass pour le générique de Psychose (1960), où des bandes ceindent la typographie pour suggérer la schizophrénie du personnage principal du film. Par contre, quand l’animation fonctionne mal, elle peut contredire le message…

Les musiques jouent aussi un grand rôle dans la compréhension de l’animation.

Est-ce qu’on bricole encore aujourd’hui ou bien tout passe par l’ordinateur ?

L. C. : En 1995, le générique de Se7en est gratté sur la pellicule. En 2004, le générique de Dawn of the Dead est réalisé avec des giclures de faux sang au sèche-cheveux.

B. C. : À la télévision, on a par exemple le générique Les Aventuriers de l’art moderne (série sur Arte) en stop motion réalisée entièrement  à la main , sauf la typo et c’est bien dommage !

L. C. : David Carson expérimente l’animation de typographies sous plusieurs formes  dans son film  The End of Print (1995).

Qu’est-ce qui est de bon goût, qu’est ce qui est de mauvais goût ?

L. C. : Si ça sert le propos, c’est de bon goût.

B. C. : À la télévision par contre, les typographies sont  imposées peu importe le contenu de l’émission : pas forcément mauvais goût, mais absence de choix.

Où est le too much en animation de typographies ?

B. C. : C’est plutôt du too less en télévision.

L. C. : Au cinéma, le too much est dû aux modes : par exemple, on a eu pendant un an les cartes géographiques suite à Game of Thrones, etc.

Cette table ronde a abordé l’animation de typographie et de caractères en étant fidèle aux vidéos et installations montrées dans l’exposition Typo en mouvement. J’ai regretté cependant qu’une ouverture ne se fasse pas concernant les caractères asiatiques, arabes ou hébraïques. Ils doivent sûrement poser des questions d’animation plus larges.


Typo en mouvement
du 20/11/2015 au 05/03/2016
Le Lieu du design, Paris

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Conférence de George Dupin


Double page du livre de George Dupin, SF, Trans Photographic Press, 2011

Double page du livre de George Dupin, SF, Trans Photographic Press, 2011

Depuis 1996, le travail de George Dupin a pour objet les mécanismes contemporains régissant les villes modernes, comme Dubaï, Jérusalem, Pékin, Marne-la-Vallée, Saõ Paulo… Il poursuit depuis 2013 un projet à Saint-Vaast-la-Hougue, site d’une célèbre bataille navale au XVIIe siècle dont il élabore une archéologie en mettant en œuvre différentes techniques de reproduction-transposition. Avec Jérôme Saint-Loubert Bié, George Dupin a travaillé sur la construction du nouveau Fonds régional d’art contemporain de Bretagne dont est issu le livre Beauregard, le 5 juillet 2012. Entre 2014-2016, il a photographié différents bâtiments de la ville de Bâle à la demande des architectes Herzog et De Meuron et de Jean-François Chevrier. Un livre à paraître en avril fait suite à ce dialogue From Basel — Herzog & de Meuron, édition Birkhäuser


George Dupin
Jeudi 28 avril 18 heures
Auditorium de la HEAR, Strasbourg

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Simple mais de Bongoût, portrait de Christian Gfeller


Christian Gfeller vit et travaille à Berlin au sein du duo créatif Bongoût. Dans Bongoût il y a Anna Hellsgård, Christian Gfeller, une galerie, un site Internet, des publications, un atelier de sérigraphie et un studio de design graphique. Si on prend juste l’atelier et le studio ça s’appelle Re:Surgo! et c’est par ici : http://www.resurgo-berlin.com/

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Je pourrais rédiger un joli paragraphe pour vous présenter le parcours de Christian Gfeller, mais on y perdrait l’efficacité redoutable avec laquelle il me l’a résumé lui même :

-> Né en 1973

-> Arrivé à Berlin en 1979

-> Bac F12 à Illkirch Graffenstaden en internat

-> Arts déco Strasbourg (entré en 1992, je crois)

-> Premières publications Bongoût en avril 1995

-> Atelier communication visuelle

-> J’ai quitté l’école le jour du diplôme blanc, en milieu de 5e année

-> 2 ans plus tard, j’ai fait une année post diplôme aux Arts Déco (6e année)

-> Rencontré Anna Hellsgård le 11 sept 2001 à Berlin

-> Bordeaux 2001 / 2003

-> Berlin depuis 2003.

Avec la même efficacité, il s’est prêté à un questionnaire de Proust un peu dépoussiéré. Avant de vous laisser savourer les réponses et afin d’éviter que le lectorat le moins tenace passe à côté,  précisons que vous pourrez rencontrer Bongoût ainsi que leur travail :

  • À la médiathèque Malraux pour la rétrospective Bongoût / Re:Surgo! Du 5 mars au 20 mai. Les piques assiette seront attristés d’apprendre qu’il n’y aura pas de vernissage tandis que le public sincère sera ému d’apprendre qu’il pourra assister à une visite guidée le 19 mars au matin.

  • Chez Jean François Kaiser pour leur expo solo du 9 au 24 mars, vernissage le 11.

  • Au festival Central Vapeur le weekend du 18 au 20 mars.

Maintenant que vous n’avez plus d’excuse pour passer à côté du travail de Christian Gfeller, voici un extrait de son monde intérieur :

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1) Si j’étais un caractère typographique

Je ne veux pas être un caractère de typographie. D´ailleurs, je ne pense pas qu’avec la technologie actuelle il soit possible de me transformer en caractère de typographie.

2) La qualité que je préfère chez un artiste/ graphiste

Que son travail ne se répète pas de façon systématique. Il y a ces dernières années une approche façonnée par le marché qui pousse les créatifs à se comporter comme des produits. Le geste créatif se résume à une signature, un gimmick. One trick poney. C’est à mourir d’ennui. Sans prise de risque, il n’y a pas de magie.

3) Mon principal défaut

Talk too much.

4) Le principal défaut de mon travail

La difficulté d’y trouver une logique intrinsèque à court terme. Sur la longueur, ça semble le faire.

5) Ma principale qualité

J’ai les yeux noisette. C’est assez rare.

6) La principale qualité de mon travail

Il me fait avancer dans la vie et c’est un formidable compagnon de route.

7) Mon occupation préférée

Ne rien faire. Ça semble paradoxale, mais c’est la vérité.

8) Mon rêve de bonheur

La Kaufmann Desert House designé par Richard Neutra à Palm Spring en Californie.

9) Quel serait mon plus grand malheur

Ne jamais voir la planète Terre de l’espace.

10) À part moi, qui voudrais-je être ?

Lemmy, mais il est mort. Du coup, je préfère rester moi.

11) Le pays imaginaire dans lequel j’aimerais vivre

Un monde d’utopie, sans frontière, sans banque et sans religion. Ça simplifierait bien la choucroute dans laquelle on se trouve en ce moment. On y arrivera un jour, je n’en désespère pas.

12) L’œuvre littéraire dans laquelle j’aimerais vivre

Walden semble attractif, mais 5 jours c’est le maximum.

13) Le morceau de musique dans lequel j’aimerais vivre

This Boots are made for walking de Nancy Sinatra. Et si possible, dans le Scopitone de 1966.

14) Le réalisateur que je choisirais pour diriger ma vie.

Tarkovsky et Bergmann sont mes favoris, mais ils ne sont plus très en forme. Une collab entre Werner Herzog et Woody Allen, ça devrait être assez drôle.

15) La couleur que j’ai sans arrêt envie d’utiliser

Rose fluo… un cheval de Troyes, l’ambassadeur du mauvais goût.

16) Si je ne devais utiliser qu’une seule typo jusqu’à la fin de ma vie

Meta ! Go, Meta go !

17) La forme que je préfère

Patate !

18) Si j’étais un support de communication

…pffff….

19) Si j’étais une technique d’impression

mmmmhhhh… la sérigraphie ??

20) Mes auteurs favoris

Henri Miller, Blaise Cendras, Edgard Hilsenrath, Krishnamurti, Henri Laborit, Knut Hamsun, Georges Bataille, Thor Heyerdahl, Alan Watts… dans cette direction.

21) Mes artistes/ graphistes favoris

Sterling Ruby, Roman Cieslewicz, Waled Beshty, Hergé, Rachel Harrison, Hamony Korine, Thomas Schutte, Carl André, Isa Genzken, Christopher Wool.

22) Un travail/ une œuvre/ une idée dont j’aurais aimé être l’auteur

Étant donnés de Marcel Duchamp… et plus récemment, la pièce pour dOCUMENTA (13) de Pierre Huygues.

23) Mes héros de fiction

Les Rapetou.

24) Dans ma playlist de travail

J’achète beaucoup trop de vinyles.  Du coup je ne vais pas me lancer dans une liste sans fin. Je fais une petite sélection de mes derniers coups de cœur… les albums qui tournent sur ma platine :

– Maki Asakawa, s/t

– Nick Cave, Push The Sky Away

– Death Grip, the Money Store

– Liars, Drum’s not Dead

– Municipal Waste, the Fatal feast

– Psychic Ills, Hazed Dream

– Pj Harvey, Let England Shake

… et les compilations Born Bad vol. 1 à 8.

25) Mes sources d’inspiration et 26) Mes principales obsessions

Des monographies d’art contemporain, des livres sur le graphisme, la peinture abstraite, les bagnoles de la première moitié des 70s, les graph’zines, les affiches, l’illustration et autres livres d’images, une collection de vinyles et une perte de temps considérable à regarder toutes sortes de séries, de documentaires et télé réalités.

27) Si je n’avais pas été graphiste j’aurais aimé être

Je ne suis pas graphiste, et pour être honnête, je fais mon possible pour ne pas être mis dans une boîte.

28) Le personnage historique que j’admire le plus

Ma chienne, Skye.

29) Le livre que tout le monde devrait avoir lu

Un livre qui nous invite à repenser nos comportements, du genre Plaidoyer pour les Animaux de Mattieu Ricard. Je ne l’ai pas lu, pas celui -là en particulier, mais les livres qui ouvrent le chemin ne peuvent faire que du bien.

30) Une typo qui me donne envie de vomir

Helvetica. Ce n’est pas vraiment la typo en elle-même, mais plutôt tout ce qu’elle véhicule. Corporate bitch.

31) Mon tic de graphiste

Expliquer aux non-initiés le concept de l´approche en typographie. Ça met tout de suite les pendules à l’heure.

32) Le don de la nature que j’aimerais avoir, 33) La technique que j’aimerais maîtriser et 34) Le savoir que j’aimerais posséder

Jouer de l’accordéon, une compréhension éclairée des théories de la mécanique quantique, parler japonais, espagnol et russe, et enfin trouver le temps d’apprendre à brasser de la bière.

35) Comment j’aimerais mourir

Coucou, surprise !

36) La faute qui m’inspire le plus d’indulgence

Celle qui n’est commise qu’une seule fois.

37) Ce que j’aimerais qu’on se dire en regardant mon travail

«Trop facile.»

«C´est n’importe quoi.»

«Je veux faire la même chose»

38) Ma devise

Relax, Focus, Enjoy.

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